02 juillet 2007
C'est la faute aux dirlos !
Dépêches de l'Education du lundi 2 juillet 2007Les directeurs d'écoles enjoints de sécuriser l'accès des fichiers d'élèvesLe ministère de l'Education nationale a enjoint les directeurs d'école primaire de sécuriser l'accès des fichiers informatiques "base élèves", qui comprennent des données personnelles, en leur attribuant des identifiants et mots de passe secrets, a-t-on appris lundi auprès du ministère. Censés être réservés aux directeurs d'école et aux maires, certains de ces fichiers avaient pu être consultés par des particuliers, parce que les directeurs d'école s'étaient parfois contentés de conserver identifiant et mot de passe initiaux, à savoir le numéro administratif de l'établissement. La base de données a été bloquée vendredi, le temps que les codes d'accès puissent être changés, avant d'être rouverte lundi, selon le ministère. L'accès trop facile de certains de ces fichiers avait été révélé par le Canard Enchaîné de mercredi dernier, l'hebdomadaire soulignant que le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), Alex Türk, s'apprétait à envoyer une lettre de demande d'explications au ministère de l'Education. Concernant tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires, privées et publiques, le fichier "base-élèves" a pour finalité la gestion administrative des élèves (inscription, admission, fréquentation...), le pilotage pédagogique, le suivi des parcours scolaires de la maternelle à l'entrée en 6ème et l'élaboration de statistiques académiques et nationales, selon la Cnil. Sa mise en oeuvre associe les directeurs d'écoles, les inspecteurs et les maires, ces derniers étant chargés du contrôle de l'obligation scolaire et de la gestion des inscriptions. La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, s'était inquiétée la semaine dernière de la sécurisation de ces données et lundi, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) trouvait ce "fichage dangereux". |
18 juin 2007
Les parents s'inquiètent du fichier Base-élèves
Les parents s'inquiètent du fichier Base élèves.
Les écoles publiques du Centre et du Gourandel sont désignées comme établissements scolaires tests pour la mise en place d'un système de fichiers Base élèves. Lors d'une entrevue de parents et enseignants (soit environ 30 personnes), jeudi 14 juin, à la salle du centre social, le maire a affirmé que « la mairie ne s'est jamais portée volontaire ».
Si aujourd'hui, les renseignements portés semblent anodins, tous craignent une utilisation plus large de ces renseignements car « l'anonymat peut être levé en fonction des besoins de l'administration », souligne Hervé Pannelay, enseignant et membre de Sud 56, ajoutant que « le chantage va être facile à faire ».
Pour d'autres parents, ce système permettrait de détecter les sans-papiers, de ficher les jeunes pendant toute leur scolarité, de croiser les informations avec la Caisse d'allocations familiales, etc. Et bientôt peut-être l'ADN ?
Pour l'instant, certains chefs d'établissements scolaires se refusent à enregistrer d'autres renseignements que le nom et le prénom des jeunes élèves, les dates et lieux de naissance étant dans ce cas obligatoires.
Ouest-France 18/06/2007
12 juin 2007
Des parents contre le fichier "Base élèves"
L'illustrateur Fanch, dessinateur de BD, de caricatures de presse et
parent d'élève à Baud, est en colère. « Avec une autre famille, on s'est
rendu compte que l'école où étaient nos enfants, et d'autres primaires de
Baud étaient pilotes pour la mise en place du système de fichiers Base
élèves », explique-t-il. Ce fichier national permettra, estime-t-il, de
détecter les familles sans papiers, de ficher les jeunes {avec ou sans
papiers) pendant toute leur scolarité ». Il craint que les informations
recueillies par l'Education nationale soient transmises à d'autres
organismes et, « pourquoi pas, à la police ».
Il prépare une réunion d'information, destinée aux parents, pour jeudi 14
à 20 h au centre social, Renseignements pris auprès de l'Inspection de
l'éducation nationale, à Pontivy, quatre établissements de la ville sont
effectivement pilotes en la matière. Sont concernées : « Deux écoles
élémentaires et deux écoles maternelles, celles de Baud-Centre et
Baud-Gourandel », précise l'administration. Ce sont les seules dans la
circonscription et « elles s'étaient portées volontaires ». Les
enseignants suivent des formations pour cela. Le ministère a prévu
d'étendre Base élèves à l'ensemble du territoire national à partir de
septembre.
Sauf que des voixs'élèvent contre le principe de ce fichier, considéré
par ses détracteurs comme un " Big brother » des enfants et leurs
familles (même si la Cnil a donné son feu vert). Des parents protestent à
l'école Guillevic de Rennes et dans les environs de la capitale bretonne
: Thorigné-Fouillard, La Bouëxière, Plouër-sur-Rance, notamment. Le
syndicat d'enseignants SnuiPP appelle ses adhérents à ne pas répondre à
l'intégralité des questions posées. Sud Education appelle carrément au
boycott.
Ouest France 11/06/2007
Des parents craignent le fichage des élèves
Des parents craignent le fichage des élèves
50 écoles morbihannaises testent la future base de données
informatisée de l'Éducation nationale. À Baud, on s'inquiète de
l'usage qui en sera fait.
Son nom n'a rien d'exaltant : fichier base élèves ! Mais ça n'est pas le but
de cette base de données informatisée, censée faciliter la gestion des élèves.
«C'est un outil destiné principalement aux directeurs pour les aider dans
le suivi des élèves (répartition dans les classes) et qui doit permettre,
entre autres, de prévoir les effectifs réellement attendus», justifient les
services académiques de l'Éducation nationale *«* *Ce système informatisé de
recueil d'informations (n° d'identifiant, nom et prénom de l'élève, adresse
des parents) fonctionne dans le second degré depuis 27 ans sans poser problème.»
Une garantie pour l'administration. Pas pour certains parents, inquiets
de voir figurer dans ce fichier des renseignements sur la nationalité,la
langue pratiquée par l'enfant ou les difficultés qu'il a rencontrées au cours
de sa scolarité. Ils craignent notamment la communication de ces éléments à
d'autres organismes...
Autre motif de préoccupation des parents : l'étiquette qui pourrait être collée
à un enfant qui a fait une bêtise. «Est-ce qu'on ne le percevra pas comme un
délinquant potentiel»
Le secrétaire général de l'inspection académique du Morbihan, Alexandre Hourcade,
rassure. «Les informations comme la nationalité, les aides pédagogiques,
psychologiques dont a bénéficié l'enfant sont facultatives. Et seul le directeur
y a accès: une clé personnelle lui sera remise. La mairie n'aura connaissance que
des seules informations relatives à l'État civil. Quant aux données transmises
aux autorités administratives de l'Éducation nationale, elles restent anonymes.
Rappelant que la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil)
a donné un avis favorable, le responsable estime que les garde-fous juridiques
et techniques sont en place. Cinquante directeurs d'écoles publiques et privées
morbihanaises, ont déjà été formés à " Base élèves ». Généralisation prévue «pour
la rentrée
2008».
Ouest-France 12/06/2007