Parents d'élèves contre BASE-ELEVES

Les parents d'élèves de Baud contre la mise en place du système de saisie et de gestion informatiques par internet, BASE ELEVES.

27 juin 2007

RAPPEL: Rencontre mercredi 27 juin à Lorient avec François Dumont

DEBAT sur Base élèves

Le SNuipp 56 et la FCPE du Morbihan organisent une conférence débat 
sur la mise en place de base-élèves

Mercredi 27 juin à 18 heures à la salle Cosmao-Dumanoir
à Lorient.

Ils y invitent l'ensemble des maires du département.Cette conférence, 
ouverte à tous, parents, enseignants, élus et associations. La réunion
sera animée par Françoise Dumont, Secrétaire générale adjointe de la ligne
nationale des Droits de l'Homme
.

Un tract d'invitation est expédié dans toutes les écoles publiques
du Morbihan. Il est disponible sur le site de la section départementale:

http://56.snuipp.fr/IMG/pdf/affiche.pdf

Il a vocation à être édité et très largement diffusé auprès des tous.

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Le Canard enchaîné du 27 juin se penche sur base-eleves

Zéro pointé pour le fichier des écoles
La Commission nationale de  l'informatique et des libertés (Cnil) vient d'adresser au ministère de l'Éducation nationale une lettre peu aimable exigeant des explications, avant quinze jours, sur la sécurité des fichiers baptisés « base élèves », qui recensent les écoliers. La Cnil demande à être immédiatement informée des mesures qui doivent être prises pour assurer la confidentialité des données. En réponse, le ministère a pris, pour commencer, une mesure radicale : tout accès à ces fichiers a été provisoirement fermé.
Il faut dire que l'administration s'est mise dans de bien mauvais draps. « Base élèves » est un système informatique dont le principe même avait été contesté par des syndicats d'enseignants et les associations de parents. La fiche de chaque enfant contient son état civil, mais aussi des informations sensibles sur son orientation, ses éventuelles difficultés, sa vie sociale et familiale, l'autorité parentale, la « culture d'origine Ces données devaient bien sûr être protégées, et n'être accessiblesqu'aux directeurs d'école, aux maires (s'ils en faisaient la demande) et à l'administration centrale. La réalité a dépassé toutes les craintes des opposants.
Les fichiers de centaines d'écoles étaient consultables sur Internet : il suffisait de donner comme nom d'utilisateur le numéro de l'établissement (renseignement public) et comme mot de passe... le même numéro ! « Le Canard » a pu vérifier cet état de fait dans plusieurs académies, avant la décision de fermeture prise la semaine dernière. Explication : consigne avait été donnée aux chefs d'établissement de se simplifier la vie, en évitant de mémoriser un mot de passe compliqué. Une faute que ne commettrait pas un informaticien débutant.
Impossible de savoir s'il y a eu des consultations frauduleuses, voire des modifications de données. Mais, à la Cnil, on fait observer que les engagements pris par le ministère en matière de sécurité n'ont pas été respectés. Ce qui ne constituepas seulement une faute, mais aussi une infraction pénale. Avec la nouvelle doctrine Sarko, selon laquelle aucun délit ne doit rester impuni, cela va saigner !
L.-M. H.

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Base élèves : premier maillon du fichage républicain (Le Monde 27/06/07)

"Le fichier des écoles primaires suscite des inquiétudes avant sa
généralisation à la rentrée"
LEMONDE.FR | 27.06.07 | 12h12 . Mis à jour le 27.06.07 | 12h12

Une centaine de directeurs d'écoles d'Ille-et-Vilaine risquent de perdre
leur titre en septembre 2007. Motif : ils s'opposent, par crainte
d'atteintes aux libertés individuelles, à remplir un fichier
informatique, "base élèves 1er degré" (BE1D), censé suivre le
parcours scolaire d'un enfant de la maternelle au CM2. Testé depuis deux
ans, il doit être généralisé partout en France à la rentrée.

"Cela fait partie des missions d'un directeur de renseigner ce
fichier", explique Jean-Charles Huchet, l'inspecteur académique
d'Ille-et-Villaine. "Ceux qui refusent risquent donc de perdre leur
titre à la rentrée. Mais nous continuons à discuter avec eux pour les
convaincre qu'il n'y a aucun risque."

Testé depuis deux ans dans certains départements pilotes, ce fichier est
en voie de généralisation "avec comme objectif d'être opérationnel dans
les 55 000 écoles de France à la rentrée de septembre 2009", selon
Gilles Fournier, chef du service "systèmes d'information" du ministère
de l'éducation nationale.

*ENTRÉES SENSIBLES*

Les opposants s'inquiètent de la présence, dans BE1D, d'entrées
sensibles, comme la nationalité de l'enfant (mention obligatoire), la
date d'arrivée en France des parents, la culture d'origine ou la langue
parlée à la maison (mentions pour l'instant facultatives). Déjà, fin
2006, le Syndicat national des instituteurs et professeurs d'école
(SNUipp), affilié à la FSU, appelait à retirer ces champs litigieux et
invitait plus généralement les directeurs à ne pas "entrer dans
l'expérimentation" de BE1D.

D'autres données, certes utiles pour mieux prévoir les effectifs et
répartir les aides aux élèves en difficulté (suivi "Rased" pour Réseaux
d'aides spécialisées aux élèves en difficulté ), peuvent aussi
renseigner sur l'état de précarité ou de fragilité de toute la famille.
La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) déconseille à ses
adhérents d'entrer ces informations dans le fichier. Car si leur
effacement est prévu en fin d'année scolaire, "certaines familles en
situation de fragilité n'oseront probablement pas vérifier que les
données concernant leur enfant sont bien effacées", notait la FCPE le
18 mai dernier, en réponse
<http://www.fcpe.asso.fr/e_upload/pdf/base_eleves-note_dinformation_.pdf>
à une lettre du ministère censée apaiser ses craintes.

"Il faut sortir de l'hypocrisie", reprend Jean-Charles Huchet,
l'inspecteur d'académie d'Ille-et-Villaine. "Les fichiers de la
sécurité sociale ou des allocations familiales contiennent plus
d'informations sur les enfants que Base élèves n'en aura jamais. Même
moi en tant que responsable académique, je n'ai pas accès à tout."

"Le risque d'une interconnexion de base élèves avec d'autres fichiers
est réel, même si on nous affirme que c'est interdit aujourd'hui",
indique François Nadiras, professeur à la retraite, membre de la section
de Toulon de la Ligue des droits de l'homme, dont le site Internet
<http://www.ldh-toulon.net/spip.php?rubrique106>regorge de ressources
sur ce sujet.

*DYSFONCTIONNEMENT*

D'autre part, comme l'a révélé, le 11 juin, le Collectif rennais de
résistance sociale (Correso), comprenant syndicats et travailleurs
sociaux d'Ille-et-Vilaine, la sécurisation des accès à BE1D (protégés
logiquement par identifiant et mot de passe) vient d'être mise à mal. Un
dysfonctionnement qui a été confirmé dans une note du 15 juin signée du
secrétaire général du ministère à Paris et envoyée à toutes les
inspections académiques.

(Lien pétition en ligne du Correso: http://www.petitiononline.com/correso/petition.html )

Une autre inquiétude réside dans la manière dont les maires (chargés du
contrôle de l'obligation scolaire et de la gestion des inscriptions)
pourront accéder à BE1D. Surtout depuis les nouveaux pouvoirs que lui
confère la loi de prévention de la délinquance du 6 mars 2007. Pour
l'instant, les communes accèdent à l'état-civil et aux données
périscolaires (cantine, garderies, etc.), mais pas à la nationalité ni
aux aux éléments du suivi Rased, assure Gilles Fournier du ministère.
Une précision qu'a tenue à rappeler à son tour la Commission nationale
de l'informatique et des libertés (CNIL) dans une note
<http://www.cnil.fr/index.php?id=2233> du 22 juin.


*Jérôme Thorel

____________________

*
*Une directrice d'école maternelle : "Ma mission n'est pas de devenir un
auxiliaire de police ou d'état-civil"*
LEMONDE.FR | 27.06.07 | 12h15 . Mis à jour le 27.06.07 | 12h15

Témoignage d'une directrice d'école maternelle en Ille-et-Vilaine. Avec
une centaine de ses collègues du premier degré de la région de Rennes,
elle risque la "destitution"à la rentrée.

* Quelle est position face à "base élèves" ? *

Je suis en résistance totale. J'ai toujours refusé de le renseigner, je
ne m'y suis même jamais connecté. Je ne le fais pas de gaîté de coeur,
c'est toujours délicat de s'opposer à la hiérarchie. Mais je suis
soutenue par mon équipe enseignante et par les parents d'élèves (120
familles), qui se sont aussitôt inquiétés après leur avoir exposé toutes
les facettes du fichier.

* Comment avez-vous découvert ce qu'il contenait ? Quels sont les items
qui vous ont choquée ?*


Au printemps 2006, nous avons eu une journée de formation sur cet outil.
Très vite, beaucoup de choses m'ont choquée. D'abord, la nationalité de
l'enfant : on n'en a absolument pas besoin pour faire notre travail. Le
nom, prénom et date de naissance suffisent amplement. Pareil pour la
date d'arrivée en France des parents, la culture d'origine, la langue
parlée à la maison.

Ensuite, d'autres volets m'inquiètent, même s'il restent facultatifs
aujourd'hui : le volet "besoins éducatifs", qui indique si l'enfant
est suivi par un réseau d'aide aux élèves en difficultés ou s'il voit un
psychologue par exemple ; le volet "cursus scolaire", qui regroupe des
éléments de la scolarité actuelle et antérieure de l'élève mais aussi
ses absences. Autant de données personnalisées qui jusqu'ici restaient
confidentielles. Avec "base élèves", elles sont transmises à
l'Inspection académique.

Je suis avant tout directrice et enseignante, ma mission n'est pas, par
le biais de ce fichier, de devenir un auxiliaire de police ou
d'état-civil. L'école n'a pas à servir de relais ou de prétexte pour
récolter des renseignements sur la famille en général.
*
Avez-vous subi des pressions, serez-vous sanctionnés ? *

On nous a demandé par courrier pourquoi ce fichier n'était pas
renseigné. Les sanctions, oui, on nous a parlé d'une quotité du salaire
qui sera retiré pour "mission non assurée". Ceci concerne les
directeurs syndicalement engagés, c'est mon cas. L'inspection serait
plus dure avec les directeurs qui pensent que "base élèves" porte
atteintes aux libertés individuelles. C'est mon cas aussi. Je risque de
me voir retirer mon titre de directrice à la rentrée. J'accepterai de
remplir ce fichier lorsque j'aurai la certitude qu'il sera parfaitement
sécurisé et qu'il ne sera pas croisé avec d'autres.

*Propos recueillis par Jérôme Thorel

_________________________

*
*Base élèves : premier maillon du fichage républicain*
LEMONDE.FR | 27.06.07 | 12h06 . Mis à jour le 27.06.07 | 12h06

E1D a été "déclaré" à la CNIL le 24 décembre 2004. Expérimenté depuis
2005, le nombre de départements où il est utilisé est passé d'une
vingtaine à près de 80 aujourd'hui. La base est alimentée sur Internet
via un "protocole sécurisé" (identifiant et mot de passe).

Il contient, outre *l'"Identifiant National de l'Elève" (INE) *:

- *Etat civil de l'enfant et des responsables légaux* ; nationalité
(obligatoire pour valider la fiche, le champs "non connue" étant
possible) ; pays d'origine, date d'arrivée en France des parents, nom de
leur employeur, et mention "souhaite un enseignement de la langue et de
la culture d'origine".

- *"Besoins particuliers" *: prises en charge par des réseaux
spécialisés d'élèves en difficultés (Rased) ; observations médicales
(allergies alimentaires par exemple) ou même psychiatriques ; éventuel
suivi social de la famille.

- *"Cursus scolaire" *: décompte des absences, éléments sur la
scolarité actuelle et passée, informations périscolaires (cantine,
garderie, etc.).

BE1D se partage en trois sous-bases : celle du directeur, celle de
l'académie (département), et une base nationale dont on ne peut
extraire, indique le ministère, que "des éléments anonymes à des fins
de statistiques".

Pour les élèves du second degré (de la 6e à la terminale), il existe un
fichier presque équivalent, appelé "Scolarité". Mais il est plus
ancien (créé en 1995) et ne contient pas autant de notions contestées
que celui du premier degré.


*Jérôme Thorel*

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21 juin 2007

Exemple de fiche-type

Bases élèves se met en place, coûte que coûte...
Vous trouverez ci-joint un exemple du fichier: fiche_rens_ecole

Courrier envoyé aux directrices/directeurs d'écoles:

"A mesdames les directrices, messieurs les directeurs d'écoles
S/c de Madame l'inspectrice de l'éducation nationale ou de monsieur l'inspecteur de l'éducation nationale

Bonjour,

L'année scolaire prochaine, nous devons mener à bien la formation de l'ensemble des directeurs d'école à l'utilisation de la Base Elèves 1er degré.
Afin d'établir le planning, je vous demanderai de bien vouloir répondre aux deux questions suivantes :

L'école dispose-t-elle
  d'une liaison Internet ADSL ?

  d'un logiciel de direction ?
      Si oui, lequel ?
      Editeur :                         Nom :                        Version :

Afin de préparer au mieux votre saisie pour l'année prochaine, je vous donne ci-dessous la liste des renseignements obligatoires lors de la création d'un élève :

Nom - prénom - Sexe - date et lieu de naissance - adresse pour l'élève
Nom - prénom - adresse pour les reponsables légaux

A toutes fins utiles, je vous adresse ci-joint un modèle de la fiche de renseignements préconisée lors de l'utilisation de l'application Base Elèves 1er degré. Vous pouvez si vous le voulez l'utiliser dès à présent.

NB : cette enquête ne concerne évidemment pas les directeurs ou les directrices déjà formés.

Je vous serais reconnaissante de bien vouloir répondre à votre inspection de l'éducation nationale par retour du courrier et en tout état de cause avant le 15 juin prochain

Merci


Service informatique"

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20 juin 2007

POURQUOI S'OPPOSER A BASE ELEVES ?

POURQUOI S’OPPOSER A BASE ELEVES ?
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2087

Il est encore temps de réagir, bientôt ce sera trop tard…

La mise en place d’un fichier centralisé appelé Base élèves se généralise sur l’ensemble du pays.

Pour chaque élève, les mairies et/ou les directeurs d’école devront indiquer : les nom, prénom, date de naissance, profession des parents, adresse, téléphone, nationalité, date d’arrivée en France, langue et pays d’origine, absentéisme, cursus scolaire, redoublements, aides par le personnel spécialisé, évaluations, périscolaire, etc.

Toutes ces données seront nominatives au niveau de l’inspection départementale et académique. Un numéro identifiant national sera attribué à chaque enfant. Le fichier sera centralisé à Orléans. Le fichier sera partagé en partie par les mairies, et conservé 10 ans.

Jusqu’à présent, les renseignements sur les élèves restaient dans l’école. Toutes les données communiquées à l’extérieur de l’école pour les statistiques étaient anonymes. Enfin, toutes les aides apportées par le personnel spécialisé étaient strictement confidentielles et non consignées par écrit. Il n’y avait aucune centralisation. Les dossiers scolaires étaient remis aux familles.

L’accès à des données nominatives, par plusieurs instances consultatives, annule toute garantie de confidentialité. La « Loi de prévention de la délinquance » du 5 mars 2007 a inscrit le secret professionnel partagé entre les acteurs sociaux, les professionnels de la santé, les enseignants, les professionnels de la police, les magistrats et le maire de la commune (lui-même au centre du dispositif).

Par ailleurs, nous savons tous que la protection d’un fichier informatique est illusoire, dès lors qu’il est sur internet.

De nombreuses oppositions s’étant manifestées dans les départements où Base élèves a été expérimenté, le projet aurait dû être retiré. Dans cette phase de généralisation, il est donc important de montrer son opposition.

NOUS PARENTS,
REFUSONS LE FICHAGE DES MINEURS PAR L’ECOLE ET LA MAIRIE

Nous, parents d’élèves, refusons que des renseignements concernant nos enfants soient inscrits dans un fichier centralisé. Cela constituerait une grave atteinte aux libertés individuelles.
Nous dénonçons :

  • l’absence de garantie de protection des fichiers dès lors qu’ils sont sur internet
  • l’absence de confidentialité du fait de la possibilité d’accès à des données nominatives par plusieurs instances à l’échelon académique
  • l’impossibilité de se soustraire à ce fichage du fait de l’obligation scolaire
  • la durée de conservation de données personnelles (10 ans)

Aussi nous demandons à notre directeur-directrice d’école et à notre Maire de ne pas accepter le logiciel Base Elèves et de ne pas transmettre des fichiers école existants.
Nous demandons avec détermination à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de retirer sa demande de fichage centralisé de nos enfants.

Copies à notre directeur-directrice d’école, à notre Maire, à l’Inspecteur d’Académie.
Par le collecteur du canton, copies aux fédérations de parents d’élèves, à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés), à la Ligue des Droits de l’Homme

NOUS ENSEIGNANTS,
REFUSONS LE FICHAGE DES MINEURS PAR L’ECOLE ET LA MAIRIE

Nous, enseignants, refusons de renseigner le fichier Base élèves.
Nous tenons au respect de la vie privée de nos élèves et de leurs familles.
Nous ne voulons pas porter atteinte aux libertés individuelles et dénonçons :

  • la centralisation des données
  • l’absence de garantie de protection des fichiers dès lors qu’ils sont sur internet
  • l’absence de confidentialité du fait de la possibilité d’accès à des données nominatives par plusieurs instances à l’échelon académique
  • la rupture de confiance avec les familles qui en résulterait

Aussi nous demandons à notre Maire de ne pas accepter le logiciel Base Elèves, de ne pas transmettre des fichiers école existants.
Nous demandons à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de retirer sa demande de fichage centralisé des élèves.

Copies aux représentants des parents d’élèves, à notre Maire, à l’IDEN, à l’Inspecteur d’Académie, aux syndicats enseignants SNUIPP, SNUDI-FO, PAS, SUD EDUCATION, SE, au Ministre de l’Education Nationale, à la CNIL, à la Ligue des Droits de l’Homme

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18 juin 2007

Les parents s'inquiètent du fichier Base-élèves

Les parents s'inquiètent du fichier Base élèves.

Les écoles publiques du Centre et du Gourandel sont désignées comme établissements scolaires tests pour la mise en place d'un système de fichiers Base élèves. Lors d'une entrevue de parents et enseignants (soit environ 30 personnes), jeudi 14 juin, à la salle du centre social, le maire a affirmé que « la mairie ne s'est jamais portée volontaire ».

Si aujourd'hui, les renseignements portés semblent anodins, tous craignent une utilisation plus large de ces renseignements car « l'anonymat peut être levé en fonction des besoins de l'administration », souligne Hervé Pannelay, enseignant et membre de Sud 56, ajoutant que « le chantage va être facile à faire ».

Pour d'autres parents, ce système permettrait de détecter les sans-papiers, de ficher les jeunes pendant toute leur scolarité, de croiser les informations avec la Caisse d'allocations familiales, etc. Et bientôt peut-être l'ADN ?

Pour l'instant, certains chefs d'établissements scolaires se refusent à enregistrer d'autres renseignements que le nom et le prénom des jeunes élèves, les dates et lieux de naissance étant dans ce cas obligatoires.

Ouest-France 18/06/2007

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La CNIL et son avis... DEFAVORABLE !

la CNIL a rendu un avis défavorable sur l'accès aux maires des fichiers
informatiques renseignés par les CAF et les IA
:

"COMMISSION NATIONALE DE L'INFORMATIQUE ET DES LIBERTES - CNIL

Délibération 2006-167  du 13 juin 2006

EXTRAITS
2. Sur la mise en place par les maires d'un traitement de données à caractère personnel, alimenté à partir des informations
transmises par les organismes chargés du versement de prestations familiales et par le recteur ou l'inspecteur d'académie
(article 10).


Cet article autoriserait le maire à mettre en oeuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel afin de recenser
les enfants soumis à l'obligation scolaire et d'améliorer le suivi de l'obligation d'assiduité scolaire. Ce traitement serait
alimenté d'une part par les organismes chargés du versement des prestations familiales qui communiquent la liste des enfants
en âge scolaire domiciliés dans la commune, et d'autre part par les inspecteurs d'académie qui lui adresseraient régulièrement
la liste des élèves domiciliés dans sa commune qui ont fait l'objet d'un avertissement pour défaut d'assiduité scolaire.

Le projet de loi a donc pour objet l'enrichissement de cette liste par des données provenant des caisses d'allocations familiales et des inspections académiques. S'agissant de ces dernières, ne doit être transmise que la liste des élèves ayant reçu un avertissement pour absentéisme délivré dans les conditions fixées par l'article L. 131-8 du code de l'éducation.

La Commission relève que la constitution par le maire d'un traitement automatisé de données à caractère personnel afin de
recenser les enfants résidant dans sa commune soumis à l'obligation scolaire et d'améliorer le suivi de l'obligation d'assiduité
scolaire s'inscrit dans le cadre des compétences qui lui sont reconnues par les articles L. 131-6 et R. 131-3 du code de
l'éducation. Aux termes de l'article R. 131-3 précité, chaque année, à la rentrée scolaire, le maire dresse la liste de tous les
enfants résidant dans sa commune et qui sont soumis à l'obligation scolaire. Les directeurs des écoles et les chefs
d'établissement scolaires, publics ou privés, doivent déclarer au maire, dans les huit jours qui suivent la rentrée des classes,
la liste des enfants fréquentant leur établissement.

La Commission s'interroge sur la finalité de ces transmissions d'informations aux maires.
En effet, elle observe qu'il appartient au seul inspecteur d'académie d'inviter les personnes responsables de l'enfant à se
conformer au respect de l'obligation scolaire conformément à l'article L. 131-7 du code de l'éducation. Dès lors, elle estime
qu'une solution reposant sur la transmission, par les caisses chargées du versement des prestations familiales, au seul
inspecteur d'académie des listes d'enfants en âge d'être scolarisés devrait être privilégiée.

La Commission considère enfin qu'un décret en Conseil d'État pris après avis de la CNIL devrait préciser les modalités des
échanges de données, la nature de ces données ainsi que les modalités d'exploitation par le maire. En tout état de cause, il
appartiendra à chaque maire de procéder à l'accomplissement des formalités préalables auprès de la Commission."

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DEBAT sur Base élèves

Le SNuipp 56 et la FCPE du Morbihan organisent une conférence débat 
sur la mise en place de base-élèves

Mercredi 27 juin à 18 heures à la salle Cosmao-Dumanoir
à Lorient.

Ils y invitent l'ensemble des maires du département.Cette conférence, 
ouverte à tous, parents, enseignants, élus et associations. La réunion
sera animée par Françoise Dumont, Secrétaire générale adjointe de la ligne
nationale des Droits de l'Homme
.

Un tract d'invitation est expédié dans toutes les écoles publiques
du Morbihan. Il est disponible sur le site de la section départementale:

http://56.snuipp.fr/IMG/pdf/affiche.pdf

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16 juin 2007

CONTRE BASE ELEVES: LA PETITION !

CONTRE LA "BASE ELEVES". Pétition en ligne

         

APPEL DU CORRESO

  Pétition en ligne

Sous couvert d’assurer la protection des familles, des enfants, et même des professionnels, la loi « prévention de la délinquance », votée en mars 2007, organise le contrôle social généralisé par le fichage et la délation. Cette loi s’inscrit dans un contexte où l’accompagnement des familles mené dans le cadre du travail social, de l’éducation ou de la santé, est menacé d’être instrumentalisé au service des missions de sécurité publique.

Plusieurs dispositions de cette loi modifient le code de l’éducation et interpellent tout particulièrement l’école et ses personnels : l’article 9 précise en effet que les établissements scolaires et universitaires concourent à l’éducation et à la responsabilité civique et « participent à la prévention de la délinquance », mettant ainsi l’école et le repérage des difficultés des élèves au coeur de ce nouveau dispositif sécuritaire. C’est dans ce contexte que l’administration de l’Education Nationale met progressivement en place un système de gestion national et centralisé des élèves, appelé dans le premier degré « BASE ELEVES », et dans le second degré « SCONET ».

Au moyen de « Base élèves », ce sont les données personnelles de tous les enfants, (nationalité, suivi scolaire, éducatif...) qui seront à terme centralisées et partagées entre institutions ; un fichage généralisé que rien ne protège d’ailleurs des intrusions privées puisque ces informations, personnelles et confidentielles, transiteront par internet. Souvent, ce fichage se met en place à l’insu des familles, au mépris de l’obligation d’informer les parents et les élèves majeurs. En guise d’information, l’administration se contente dans la plupart des cas, de faire poser un courrier sur un panneau d’affichage. Dans certaines villes, grandes et moyennes, les données dans « Base élèves » sont entrées directement via les mairies sans aucune information aux parents !

Depuis plus d’un an, des acteurs des écoles élémentaires (des parents d’élèves, des enseignants, des organisations syndicales enseignantes et des associations de parents d’élèves ) mais aussi des militants de défense des droits démocratiques avec en particulier la « Ligue des Droits de l’Homme », se mobilisent contre cette expérimentation.

Nous, signataires de cet appel (parents d’élèves, enseignants, directeurs et directrices d’écoles s’opposant à « Base élèves », citoyens, travailleurs sociaux, formateurs et étudiants de l’Irts de Bretagne, étudiants de l’Afpe, syndicats de l’Union Syndicale « Solidaires 35 », syndicats de l’Union locale Cnt, Fsu 35, Cgt Irts Bretagne, Lcr, les Verts 35, Ldh Rennes, Mrap 35), réunis au sein du COllectif Rennais de REsistance SOciale (CORRESO), dénonçons les menaces qui pèsent sur les libertés individuelles, ainsi que les risques de dérives de « Base élèves » à des fins de contrôle social.

Alors que des menaces de sanctions pèsent lourdement sur les directeurs et directrices d’écoles qui refusent de compléter « Base élèves », cet appel, en lien avec les mobilisations en cours (courrier à la CNIL, pétitions de collectifs de parents d’élèves, pétitions FCPE, rassemblements, manifestations, recours auprès de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, etc.) doit contribuer à développer la mobilisation à l’échelle nationale et à construire le rapport de forces nécessaire pour l’arrêt de cette expérimentation.

  Pétition en ligne

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Attention comportements... déviants ?

Base élèves inspire quelques enfants dans leurs dessins...

momina
Merci à Momina


tete
ouin



casier

et merci à THEO :-)

Posté par Baud à 10:49 - Dessins - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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